Version 1
J’ai vu des nuages menaçants se former puis se disperser en une heure. J’ai vu des vagues monstrueuses à l’horizon, hautes comme des collines, qui n’étaient plus que des moutons d’écume le temps qu’elles atteignent le bateau.
Quelque chose ne va pas. Ça a toujours été le cas, mais au moins, un certain équilibre était présent jusqu’ici. Maintenant, je m’inquiète constamment. Pour moi, pour Anton, pour tout. Je devrais tout plaquer, disparaître de nouveau. Je crois que c’est ce que tout le monde ferait, à ma place. L’instinct de survie est naturel. Je pourrais prendre mon bateau et aller n’importe où. Devenir n’importe qui. Ne plus être personne. J’aimerais, vraiment...
J’ai vécu de nombreuses vies différentes, reste à savoir si je serais toujours capable d’en commencer une nouvelle. Et combien est-ce qu’il m’en reste ? Je suis fatiguée. J’aimerais pouvoir m’endormir et me réveiller dans la peau de quelqu’un d’autre.
Version 2
Je commence à comprendre pourquoi Anton tenait tant à aller à Dunwall pour demander l’aide de Corvo. Il est impressionnant. Je me demande si la vie de palais lui convient réellement. Il se pose peut-être parfois la même question.
On aurait pu être amis, à l’époque où je courais sur les toits comme il le fait maintenant, observant mes ennemis dans l’ombre.
J’espère simplement qu’il sera toujours en vie demain, pour que je puisse me plaindre chaque fois qu’il met ses bottes poussiéreuses sur la table. J’ai perdu tant d’amis. D’abord, ma douce Deirdre, puis d’autres au fil du temps. Ce bon vieil Aramis Stilton, disparu il y a trois ans. Et maintenant, Anton.
C’est peut-être ma punition. Je porte malheur.
Pourvu que Corvo parvienne à le ramener !
Version 3
Je commence à comprendre pourquoi Anton tenait tant à aller à Dunwall pour demander l’aide d’Emily. Elle est impressionnante. Je me demande si la vie de palais lui convient réellement. Elle se pose peut-être parfois la même question.
On aurait pu être amies, à l’époque où je courais sur les toits comme elle le fait maintenant, observant mes ennemis dans l’ombre.
J’espère simplement qu’elle sera toujours en vie demain, pour que je puisse me plaindre chaque fois qu’elle met ses bottes poussiéreuses sur la table. J’ai perdu tant d’amis. D’abord, ma douce Deirdre, puis d’autres au fil du temps. Ce bon vieil Aramis Stilton, disparu il y a trois ans. Et maintenant, Anton.
C’est peut-être ma punition. Je porte malheur.
Pourvu qu’Emily parvienne à le ramener !
Version 4
Je ne sais pas quel jour on est et ça n’a pas vraiment d’importance.
J’ignore ce qui va se passer. Personne ne peut le savoir. Mais quelque chose me dit qu’on sera bientôt tous morts. Tout le monde meurt, comme ma douce Deirdre, tressaillant dans la boue. Cette fois, je sens que la mort est proche. L’air est étrange. Le vent vient de l’ouest. J’ai vu un cadavre de mouette flotter sur l’écume. “Ne va pas à Dunwall, Billie !” C’est ce que je lis dans tous les signes.
Je pourrais m’enfuir. Essayer de retrouver enfin cette vieille Lame de Dunwall.
Ils pourraient louer un autre bateau. Ils n’ont pas besoin de moi, pas vraiment. Alors je pourrais m’enfuir.
Je devrais m’enfuir. Je n’ai pas vu assez de sang couler ?
Alors pourquoi je suis toujours là ?