Dernière page du journal de l’infirmière-chef

Dishonored 2

J’ai été “congédiée”.

C’est le terme qu’ils ont employé, comme s’ils me disaient simplement de disposer après leur avoir servi le thé. Bien sûr, sotte que je suis, j’ai cru qu’ils me donnaient congé pour l’après-midi et j’ai répondu : “Merci ! À demain matin.” Oh, mes joues ont viré à l’écarlate quand ils m’ont dit de ne jamais revenir. Jamais ! Je n’ai pas eu droit à la moindre explication, et on ne m’autorise même plus à voir le bon docteur.

J’ai dû commettre une faute terrible pour mériter un traitement aussi cruel, mais quoi ? N’ai-je pas toujours apporté mon aide à Hypatia ? N’ai-je pas fait tout ce qu’elle me demandait ? Elle m’a dit elle-même que j’étais “son autre paire de mains” ! J’essaie tant bien que mal de me rappeler ce que j’aurais pu faire qui lui aurait déplu.

Il y a bien cette fiole de médicament qui s’est gâtée parce que je l’ai laissée sur le comptoir... Mais c’était il y a plus d’un mois, et Hypatia n’en a pas fait cas sur le moment. Maintenant, je me dis qu’elle a dû être extrêmement déçue, mais qu’elle n’a peut-être pas osé me le dire en face par égard pour moi.

Tout ce travail qu’il reste... Je suis trop bouleversée pour en écrire davantage.

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