Frère Bernardus : Où avez-vous trouvé ces dessins ?
Accusé : C’est moi qui les ai faits. Comme je vous l’ai dit, je suis dessinateur. Je réalise surtout des publicités pour les journaux.
Frère Bernardus : Ces dessins ne ressemblent pas à des publicités. On dirait plutôt des inepties hérétiques destinées à rendre son voisin malade ou faire revenir un amour perdu.
Accusé : J’imagine que rien ne pourra vous faire changer d’avis. Au lieu de perdre mon temps, je vais vous donner un conseil. Prenez un bain de temps en temps, Superviseur. Avec du savon parfumé si possible, à moins que ce soit contraire à l’un de vos Canons.
Conclusion : L’accusé devait avoir le cœur fragile, car il est mort au cours de l’interrogatoire sans pouvoir fournir davantage de détails. Il vaudrait mieux fouiller son appartement sur le canal au cas où il y aurait laissé d’autres objets ou dessins de nature profane.