[Extrait du journal d'un marin - Par Old Grum]
Pour sûr, le boulot est sacrément plus facile que dans ma jeunesse grâce aux nouveaux bateaux de ce Sokolov. On était à la merci des vents, à l'époque. Aujourd'hui, les moteurs se mettent en route dès qu'il y a des baleines en vue et c'est à peine si on a le temps de réveiller les gars avant de les atteindre.
On repère le plus gros des monstres et les pilotes se chargent de l'isoler du groupe. Ils grognent et beuglent sous l'eau, comme s'ils se parlaient. Les gars disent qu'on peut le sentir dans la coque.
Mais après avoir été harponnée, la bête ne peut plus plonger pour s'échapper. On attend qu'elle perde assez de sang pour être affaiblie, puis on envoie le crocheteur passer des chaînes autour de sa queue. Ensuite, les treuils la remontent par le conduit incliné jusqu'aux agrès au-dessus du bateau.