Yael,
Tu t’es bien foutu de ma gueule !
Paolo était là où tu l’avais dit, tout seul. On l’a poignardé cinquante fois. Il crachait du sang quand je lui ai enfoncé un clou de rail dans la tempe. Et puis il a disparu d’un seul coup en laissant un tas de rats à sa place. Je sais pas comment il a fait son compte, mais je parie que t’étais au courant, espèce d’enflure.
Le lendemain, Paolo est revenu avec dix Hurleurs et ils ont chopé les autres deux par deux. Ils ont traîné Brynda et Toma dans la rue et ils leur ont défoncé les dents avec un marteau, avant de leur mettre de cette poudre qui rend fou dans les yeux. Ils devaient voir des trucs horribles, parce qu’ils hurlaient comme des clowns de fête foraine avec du sang plein la bouche. Et puis Paolo a donné le signal et ses gars les ont abattus avec leurs espèces de fléchettes hurlantes. Je suis restée planquée.
Donc voilà, salopard, je suis foutue et je parie que t’étais de mèche avec les Hurleurs depuis le début. Je te jure, si jamais je te vois, je te fais la peau.
- Sabine