Cher frère Harold,
J’ai tellement honte de l’état dans lequel je me trouvais quand nous avons discuté la semaine dernière ! Vous avez bien fait de me prendre à part pour me prodiguer vos conseils. Après mûre réflexion, j’ai compris que vous aviez raison et qu’il va effectivement me falloir subir un rituel de purification.
Ah, un chemin difficile s’étend devant moi ! Je le connais fort bien, car il se trouve que j’ai déjà enduré le rituel il y a seulement trois ans ! J’étais pourtant jeune et vigoureux, mais j’ai bien failli y laisser la vie !
Sans vouloir abuser de votre bonté, j’aimerais tout de même vous demander de ne parler de notre conversation à personne. Je vais prendre les dispositions nécessaires pour le rituel, bien sûr, très bientôt. Mais je dois avouer que je me sens déjà mieux depuis notre entretien, aucune comparaison avec l’agitation dans laquelle vous m’avez trouvé. J’ai retrouvé la paix et la clarté. Je vais réellement mieux.
Bien à vous,
Frère Chester