Je me suis souvent demandé si j’étais capable d’écrire un nouveau livre. Un exposé sur l’épidémie des mouches de sang, agrémenté d’informations fondamentales sur leur cycle de vie et leur comportement, pourrait faire un excellent projet pour le vieux philosophe naturel que je suis.
— Les mouches de sang sont des insectes exotiques et uniques en leur genre à Serkonos. Je les soupçonne d’être originaires du continent pandyssien.
— En petits groupes (moins de quatre), elles sont inoffensives. Les spécimens individuels ne sont pas agressifs, ce qui laisse à penser qu’ils émettent une odeur ayant un effet sur le collectif quand ils sont en grand nombre.
— Les mouches de sang sont attirées par les mouvements rapides et le bruit.
— Leurs nids peuvent être détruits pour disperser l’essaim. Ils sont particulièrement inflammables.
— Elles nécessitent des cadavres frais pour pondre leurs œufs, qui éclosent de manière spectaculaire au bout d’une très courte durée. Quand les cadavres jonchent les rues, comme en temps de crise ou de peste, on observe une nette augmentation du nombre de mouches.
— Détail intéressant, la mouche de sang se calme considérablement dans la dernière phase de son cycle de vie. Elle quitte l’essaim puis mue en perdant ses ailes. Elle mène ensuite une existence solitaire. Très curieux.
— Les mouches de sang sont principalement concentrées au Sud, préférant les climats chauds. Comme certains philosophes naturels vieillissants.